Forum dédié aux Alpine A110
Forum dedicated to Alpine A110

Modérateur : FARModérateurs

#295082
Bonjour

Il s’agit de fabriquer un mécanisme de lève glace pour la portière conducteur (porte gauche). Les conditions de départ sont les suivantes :
1 – Comme modèle, on dispose déjà d’un mécanisme de lève-glace usagé de la portière passager (portière droite) : figure 1.
2 – On dispose de deux mécanismes de lève-glace de Caravelle usagés, un gauche et un droit (figure 1). Ces mécanismes ont une cinématique de déplacement de la glace différente de celle d’un mécanisme pour A110 :
- La distance axe de la manivelle- axe de rotation de la crémaillère (D) est différente,
- La distance axe de rotation de la crémaillère – extrémité du bras (L) est différente,
- Conséquence des valeurs de D différentes, le rayon de courbure des crémaillères (R) est différent,
- Les plages de variation de l’angle du bras (alpha) sont également différentes.
Ayant pris l’option de fabriquer un mécanisme dont la cinématique de déplacement sera identique à celle du mécanisme de gauche de façon à minimiser les problèmes lors du montage sur la voiture, ces mécanismes de Caravelle ne peuvent pas être réutilisés sans de profondes transformations.

Figure 1.JPG


3- On n’utilisera que des outils banaux, que l’on trouve dans tout atelier de base : perceuse, meuleuse et scie sauteuse. On n’utilisera ni tour, ni fraiseuse, ni poste à souder. Donc ce travail est à la portée de n’importe quel bricoleur ayant les 3 outils de base cités précédemment.
Sans outil d’usinage sophistiqué, il y a 2 choses qu’il est impossible de fabriquer : la cage d’entrainement de la crémaillère et le ressort de rappel. Aussi, ces deux éléments et eux seuls seront récupérés sur un mécanisme de Caravelle.
Le bras a tout d’abord été désolidarisé de la plaque comportant le mécanisme d’entrainement de la crémaillère en limant l’axe-rivet (figure 2).

Figure 2.JPG


Ensuite, la plaque crémaillère a été retaillée car trop longue et trop large par rapport à celle du mécanisme d’A110. Toutefois on notera que la distance entre l’axe du mécanisme de la crémaillère et le bord supérieur de la plaque est plus petite sur la plaque de Caravelle (A1 sur la figure 3) que sur la plaque d’A110 (A2 sur la figure 3). Ceci n’est pas gênant dans la mesure où la position du boulon supérieur de fixation de la plaque a une certaine liberté de positionnement sur la portière ; c’est l’axe et l’orientation de la crémaillère qui doivent être positionnés précisément. La fixation du ressort doit aussi être rabattue (figures 2 et 3).

Figure 3.JPG


Comme mentionné précédemment, la crémaillère de Caravelle ne peut pas être réutilisée telle quelle car son rayon de courbure est trop grand. Un moyen de la transformer aurait été de couper le bras, de faire des saignées à la meule ou à la scie sauteuse pour ôter du métal, de courber la crémaillère pour lui donner un rayon de courbure plus faible, de reboucher les saignées plus étroites par soudage et de meuler le tout pour conserver une épaisseur identique à celle d’origine, soit environ 3 mm. Cette solution n’a pas été retenue pour trois raisons :
- la crainte d’avoir une crémaillère déformée par le dépôt de métal fondu, or celle-ci doit rester parfaitement plane,
- le peu d’habileté du soudeur pour réaliser un travail convenable,
- la fixation du bras.
En définitive, cette dernière raison se suffirait à elle-même. En effet, le bras est fixé à la crémaillère par de gros rivets plats qui ne doivent quasiment pas dépasser de la crémaillère sinon ils viennent buter contre la plaque support du mécanisme lors de la rotation de la crémaillère. Il est à noter que la taille importante de ces rivets est liée au fait que le bras doit être fixé très fermement à la crémaillère. Comme il est difficile de reproduire un tel assemblage, il a été opté pour un ensemble crémaillère/bras monobloc et non plus bi-bloc. La formule monobloc permet ainsi d’éviter un contact éventuel entre la crémaillère et la plaque en raison de rivets protubérants, et permet une liaison bras-crémaillère extrêmement solide. Le bras faisant une épaisseur de 3, 2 mm, le nouvel ensemble bras-crémaillère a été taillé également dans une plaque de 3,2 mm d’épaisseur. La figure 4 montre le morceau découpé à la meuleuse dans la plaque mère de dimensions 1x1 m.

Figure 4.JPG


Ensuite, l’ensemble bras-crémaillère a été découpé dans le coupon séparé de la grande plaque (figure 5). Il y a une sur-longueur du bras dont la longueur sera ajustée ultérieurement.

Figure 5.JPG


La suite tout de suite (ne pas interrompre SVP!)....
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#295083
Suite numéro 1...

L’étape suivante est la réalisation d’une nouvelle crémaillère. A ce sujet, on peut se poser les questions suivantes :
- comment accoupler à un mécanisme prévu pour une crémaillère de rayon de courbure R2 (figure 1), une crémaillère de rayon R1 plus faible (figure 1) ?
- comment réaliser des dents de la même forme que celles d’origine du mécanisme de Caravelle sans outillage sophistiqué ?
On peut répondre à ces questions par les remarques suivantes :
- tout d’abord, en comparant l’épaisseur de la crémaillère (3,2 mm) et les efforts appliqués au mécanisme d’entrainement par l’intermédiaire de la manivelle, on remarque que le mécanisme est très peu sollicité, que les efforts appliqués sont modestes par rapport à la constitution de l’ensemble,
- ensuite, changer légèrement le rayon de courbure de la crémaillère n’est pas un problème sous réserve de respecter les règles suivantes :
o conserver le pas des dents d’origine (ici 7 mm), cette règle doit impérativement être respectée,
o conserver la hauteur des dents d’origine (ici 7 mm), des dents légèrement plus hautes ou plus basses sont tolérables en jouant légèrement sur la position de l’axe de rotation de la crémaillère,
o avoir une largeur de dent n’excédant pas la largeur de dent d’origine.
En respectant ces règles, on peut avoir des dents de forme patatoïdale sans gêner outre mesure le fonctionnement du mécanisme d’entrainement. Au pire on aura un léger jeu, de quelques degrés au changement de rotation de la crémaillère. Une confirmation que la forme des dents est relativement secondaire est apportée par l’examen de la crémaillère de la portière droite. Sur la figure 5 on observe que dans la zone la plus usitée, les dents sont fortement usées ; il n’en reste plus qu’un moignon acéré. Les dents dans la zone qui ne voit pas souvent, ou pas du tout (au-delà de l’ergot d’arrêt de la rotation) le pignon d’entrainement, ont gardé une forme régulière grossièrement sinusoïdale. Cependant, ce mécanisme fonctionne parfaitement, sans jeu significatif. Tout ceci pour en venir au fait que la crémaillère peut être réalisée à la main, même si comme l’auteur, on a deux mains gauches.
La première étape consiste à tracer sur un papier la forme de la crémaillère d’origine pour en mesurer les principales caractéristiques : pas (7 mm), hauteur (7 mm) rayon de courbure des dents (2,5 mm) (figure 6).
La seconde étape consiste à tracer sur la pièce la position du fond des dents (figure 6).

Figure 6.JPG


La troisième étape consiste à percer des trous de 2,5 mm de diamètre, espacés de 7 mm et venant tangenter la ligne à 7 mm du bord de la pièce (figure 7).

Figure 7.JPG


La quatrième étape consiste à usiner les dents à la scie sauteuse et à la lime à main, en commençant par faire une saignée à la scie à métaux entre les perçages et le bord de la plaque (figure 8).

Figure 8.JPG



La figure 9 montre la nouvelle crémaillère, le profil des dents sera affiné lors du montage sur la plaque support. A noter la coloration des dents suite à un petit traitement thermique de durcissement.

Figure 9.JPG


La figure 10 montre la crémaillère installée dans la plaque support. Pour respecter l’angle de rotation minimal du bras (alpha =39°), il a fallu usiner une dent supplémentaire dans celui-ci.

Figure 10.JPG


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#295084
Suite numéro 2.

La figure 11 montre que l’angle de rotation maximal du bras (alpha = 103°) est atteint quand la cage du pignon d’entrainement butte sur la troisième dent de la crémaillère pliée à 90°, tant sur la crémaillère d’origine que sur la nouvelle crémaillère.

Figure 11.JPG


L’étape suivante est le pliage et la mise à la longueur du bras. A noter que sur la version monobloc de l’ensemble crémaillère-bras, étant donné que le bras est dans le prolongement du triangle et non plus fixé dessus, la marche de pliage doit être plus importante, augmentée de la valeur de l’épaisseur du triangle original (2,2 mm ici). L’extrémité du bras est ensuite percée et taraudée afin de recevoir le pion de guidage venant s’insérer dans la glissière support de vitre. Ce pion est un simple boulon de 8 mm, dont la tête a été légèrement arasée, et qui est boulonné dans le bras en venant s’appuyer sur une entretoise de 10 mm de diamètre externe afin de respecter le diamètre du pion du mécanisme originel. Le ressort qui vient appliquer la rondelle coulissant sur l’entretoise sous la tête du boulon, n’est pas présent sur la figure 12 et sera installé ultérieurement. L’extrémité filetée du boulon engagée dans le bras est ensuite arasée pour ne pas dépasser. Ce boulon est bloqué avec de la Loctite®. La figure 13 montre les pions engagés dans les glissières support de vitre.

Figure 12.JPG


Figure 13.JPG


La plaque support du mécanisme est fixée à la portière par l’intermédiaire de 3 boulons de diamètre 6 mm. Ces 3 boulons sont également installés sur le nouveau mécanisme. Ils sont boulonnés dans la plaque à des emplacements percés et taraudés M6. Si, du fait de la faible épaisseur de la plaque, ces boulons venaient à tourner lors du serrage de l’écrou (en « foirant » leur pas de vis), il conviendrait alors de les bloquer en rotation avec un petit point de soudure entre la tête et la plaque.
Le boulon supérieur ne pose pas de problème d’installation si ce n’est qu’il est décalé de quelques millimètres vers le bas en raison d’une plaque plus courte sur le haut (voir figure 3). A noter également que le filetage de ces 3 boulons doit être prolongé jusque sous la tête. En effet, le filetage des boulons du commerce s’arrête un ou deux millimètres sous la tête, ce qui empêche une bonne application du boulon au contact intime de la plaque (autre solution : se fabriquer un boulon à partir de tige filetée).
Pour installer les deux autres boulons, il a fallu marteler la plaque afin de l’aplanir. En effet, le pliage d’origine de la plaque utilisée faisait que le tête des boulons, même arasée au maximum, dépassait de trop et entrait en conflit avec la plaque de la crémaillère lors de sa rotation. Donc pour que leur tête ne frotte pas sur l’ensemble crémaillère-bras, il a fallu jouer du marteau et déformer la plaque en conséquence. La figure 14 montre le résultat obtenu, on observe un espace entre la tête des boulons et la plaque crémaillère pivotante. La figure 15 montre la plaque support de mécanisme équipée de des 3 boulons de fixation.
A noter enfin que les boulons utilisés sont volontairement plus long que nécessaire ; ils seront coupés à la bonne longueur lors de l’installation du mécanisme dans la portière.

Figure 14.JPG


Figure 15.JPG


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#295085
Suite numéro 3.


La dernière étape consiste à fixer la plaque crémaillère sur la plaque du mécanisme. Dans toute cette fabrication, c’est le travail qui s’est révélé le plus délicat. En effet, d’une part il s’agit d’accoler deux pièces dont l’une est mobile par rapport à l’autre et d’autre part, de placer un axe dans un endroit où il n’y a plus de matière. Ceci parce qu’une fois percé au diamètre 14 mm, l’ancienne languette de retenue du ressort a totalement disparu. Malheureusement, le trou rectangulaire restant après la disparition de la languette est juste à l’endroit où l’axe de rotation de la crémaillère est situé sur un mécanisme d’A110. Par conséquent il a fallu suppléer ce manque de matière par des surfaces de portée assez grandes (gros boulon et rondelle large, voir figure 16). L’idéal aurait été de souder la rondelle percée à 14 mm sur la plaque pour rétablir l’intégrité de cette dernière à l’endroit de blocage de l’extrémité extérieure de l’ancien ressort d’assistance, mais souder une rondelle de 2 mm d’épaisseur sur une plaque pas plus épaisse réclame une certaine dextérité (que je n’ai pas).

La liaison entre la crémaillère tournante et la plaque support de mécanisme est constituée de (voir figure 16) :
- un boulon de diamètre 14 mm, fendu pour laisser passer l’extrémité centrale du ressort ;
- une rondelle large, percée d’un trou de diamètre 14 mm pour laisser passer le boulon mais pas l’entretoise ;
- une entretoise de diamètre interne 14 mm, de diamètre externe 16 mm et de hauteur 10 mm, fendue sur une génératrice pour laisser passer l’extrémité interne du ressort ;
- le ressort récupéré sur l’ancien mécanisme de Caravelle ;
- un écrou de blocage (de diamètre 14 mm donc).
Il est à noter que le fait d’utiliser un système écrou-boulon permet de régler la tension du ressort à n’importe quelle valeur, ce que ne permet pas le montage serti d’origine pour lequel la tension du ressort est prédéfinie et fixe.

Figure 16.JPG


Le montage de la liaison entre les deux pièces se fait de la façon suivante :
Figure 17 : on enfile le boulon de 14 mm dans la plaque. Puis on le coiffe de la rondelle de renfort.

Figure 17.JPG


Figure 18 : on enfile l’entretoise sur le boulon en faisant correspondre sa fente à la fente du boulon.

Figure 18.JPG


Figure 19 : on place la plaque crémaillère en position.

Figure 19.JPG


Figure 20 : on installe le ressort, il n’a pas encore de précontrainte à ce stade.

Figure 20.JPG


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#295086
Suite numéro 4.

Figure 21 : on vient coiffer le tout avec un écrou. On tourne le boulon pour introduire une certaine précontrainte dans le ressort et on visse l’écrou fermement. La hauteur de l’entretoise est calculée pour que l’écrou appuie dessus mais n’appuie pas sur le ressort.

Figure 21.JPG


La figure 22 montre le mécanisme reconstitué. Il est à noter que si le gros boulon tourne, on peut le bloquer avec un point de soudure ; cependant dans ce cas, le réglage de la tension du ressort devient moins facile.

Figure 22.JPG


Ensuite, le mécanisme a été démonté et sablé (figure 23).

Figure 23.JPG


Puis, le mécanisme a été peint et remonté (figure 24), prêt à rejoindre sa future portière une fois le ressort du doigt de guidage rajouté.

Figure 24.JPG


Et voilà, le tour est joué, c'est pas plus difficile que ça.

Cordialement
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par Coco
#295089
Bravo Gouffy! C'est vraiment impressionnant! Et j'ajouterai que nous sommes tous de grands malades de nous lancer dans des opérations comme celle la... :mrgreen:
As tu une idée du temps qui est nécessaire à la réalisation de tes mécanismes?
#295090
Bonne question

Difficile à répondre car étant à la retraite, je ne bricole pas à plein temps ou bien bricole souvent sur plusieurs chantiers à la fois. De plus, je suis plutôt lent (car méticuleux!). Je dirais qu'un très bon bricoleur peut faire ça sur une journée (hors temps de séchage de la peinture), un moins bon sur 2 jours. Moi, j'ai mis plus de temps car j'ai passé davantage de temps à réfléchir à ce que j'allais (ou pouvais!) faire qu'à le faire. Ca sera d'ailleurs le cas de toute personne se lançant dans le même chantier car je suis convaincu qu'on peut faire mieux et/ou différemment.

Cordialement.
#295092
Salut à tous
Salut Gouffy56

Alors là je dis RESPECT, :shock: :shock: :shock: je suis époustouflé par ton travail :work: :work: :work: ,ayant moi-même une formation de base d'ajusteur mécanicien, j'admire ton travail
Tu vas pouvoir te lancer dans la grande production :wink: :wink: :wink:
Chapeau bas
@micalpinement
Daniel :hello: :hello: :hello:
#295096
bonjour gouffy FELICITATIONS .... moi qui suis métallier je suis admiratif ..cela me rappelle le temps ou on n avais meme pas une bonne perceuse filaire et on se lancé dans des gros chantier juste avec l envie et la passion (ou la b.te et le couteau ) et je sais pas si on avait le couteau .....je suis entrain de me faire le systeme complet des portes et je sais ce que tu viens de réaliser n est pas une petite affaire .bravo une fois de plus ..micheldgl64
#295099
:hello: Gouffy56
Bravo ! Félicitations ! les mots manquent car ce n'est pas tellement la fabrication de cette pièce qui est remarquable (quoique !) mais la mise en histoire avec illustration pour l'ensemble de la Farnautie, qui l'air de rien prend aussi un temps considérable.
Bravo à nouveau pour ce bel exemple d'équilibre entre "le savoir faire" et "le faire savoir" .
Et dire qu'il y a des retraités qui dépriment ! Ah ! s'ils avaient une Alpine ! :D
#295109
Merci de cette quasi "standing ovation" qui me va droit au cœur.

En fait, ce travail n'est pas pour ma voiture mais pour la voiture d'un Farnaute voisin qui en gros est entrain de se monter une A110 autour d'une carte grise. Comme je le tanne pour qu'il vienne avec moi à Dieppe en Septembre prochain et qu'il en est encore très loin, j'essaie de l'aider un peu. La prochaine étape sera de lui sabler quasiment tout ce qui a du chrome sur la voiture car irrémédiablement piqué.

AAS13: je ne sais pas si ceci relève du tuto car c'est quand même un travail particulier, je veux dire qui n'a rien de générique. Je te propose de faire comme pour mes précédents tutos, je t'envoie le fichier et tu te débrouilles avec.

Je confirme P7R, le rapportage c'est beaucoup de travail, cependant je suis rompu à la chose. Par exemple en ce moment, je fais un travail similaire pour le constructeur de char à voile à qui j'ai acheté le mien: je lui refais des notices (Français et Anglais) pour ses chars pour mettre sur son site Web.

Bonnes fêtes de fin d'année à tous!
#295115
Gouffy56 a écrit :AAS13: je ne sais pas si ceci relève du tuto car c'est quand même un travail particulier, je veux dire qui n'a rien de générique. Je te propose de faire comme pour mes précédents tutos, je t'envoie le fichier et tu te débrouilles avec.


JE PENSE QUE SI! :wink:
ceux qui ne trouvent pas la pièce ad oc pourront se servir de celui-ci, donc je l'ai copier au bon endroit.
merci de ta participation, car réaliser ce genre de tuto ce n'est peut être pas la mer à boire, mais j'en suis incapable car trop fainéant pour prendre des tofs à chaque étape de ce que je répare. :oops:
Avatar du membre
par PhL
#295148
Gouffy
j'arrive à la fumée des cierges pour les applaudissements, mais chapeau bas pour ce travail et la qualité du reportage. :cup:
Si tu es d'accord, je le mettrais sur mon site, avec dû référence à l'auteur, bien entendu... :wink:

Une petite question: quel est ton traitement thermique de durcissement?
Avatar du membre
par DoCh
#295158
Je ne peux que joindre les miens aux compliments déjà nombreux, et de qualité.
Et dire que j'étais si content de moi, parce qu'à 20 ans et avec 3 vieux outils, j'avais installé des glaces descendantes dans la 4 CV de la frangine.
Mais j'avais acheté des mécanismes tout faits, de Citroën B14, dans une démolition-auto.
Rien de comparable avec cette création.
Bravo.
D.
#295173
Bonjour

PhL: pas de problème pour que tu utilises ce que j'ai fait, d'autant plus que mon tout départ a été de regarder les images concernées de ton blog !!!

Si tu veux, pour te faciliter la chose, je peux te transmettre (sur ton mail perso) les documents originaux: fichier Word (découpé en 2 pour la messagerie car 14 MB), et/ou le pdf non protégé, et les photos JPEG d'origine.... Dis moi ce dont tu as besoin and you get it!
#295174
Oups PhL, j'ai oublié de répondre à l'autre moitié de ton message.

J'ai tenté de durcir les dents. Ne pouvant pas le faire mécaniquement vu que l'écrouissage les aurait déformées, et que je ne dispose pas des projectiles adéquats dans ma sableuse, j'ai essayé par traitement thermique, mais je ne me fais guère d'illusion sur l'efficacité de celui-ci, n'ayant pas les moyens de chauffage adaptés

En effet, pour faire une trempe efficace d'un tel acier (acier au carbone juste bon à ferrer les ânes), le minimum est de connaitre la température de traitement, elle-même liée à la teneur en carbone du métal (au minimum). Comme je ne connais ni l'un ni l'autre, j'ai fait ce que j'ai pu avec ce que j'avais. Je pense que vu la couleur atteinte lors du chauffage avant trempe, je devrais avoir atteint plus de 600 degrés, température à laquelle ce type d'acier commence à émettre un peu plus que du rouge sombre, mais c'est tout. N'ayant pas d'huile de trempe sous la main, j'ai utilisé de l'eau, moins efficace à cause de la caléfaction.

En fait je me suis senti obligé de mettre un mot d'explication sur le pourquoi de la couleur particulière de la crémaillère au niveau des dents, sinon le lecteur aurait pu se poser la question de l'origine de cette teinte. C'est aussi plus pour indiquer que ça serait une bonne idée de durcir les dents. Note aussi que ma crémaillère est 50% plus épaisse que cette d'origine (3,2 mm contre 2,2 mm) ce qui donne une marge supplémentaire s'agissant de l'usure des dents (à qualité de métal identique bien entendu).
par DM
#295175
Bonjour,
Super boulot et quelle patience. La tôle blanche (ou noire d’ailleurs) ne prend pas la trempe même chauffé au rouge vif et à l'eau, peut-être fallait-il tenter une cémentation à la poudre de corne ou pied de bœuf. Maintenant que tout est fini !
Et encore bravo.
didier